Le défi de Marie

Une création récup par mois

J’offre une nouvelle vie à une vieille robe démodée

29 Juin 2021

Nous vidons la maison de mes parents ! Une rude épreuve, après celle du chagrin d’avoir perdu mon père, je dois passer par l’étape si douloureuse de me séparer de ses affaires. Je ne peux pas tout garder, c’est une évidence, mais je voudrais sauver les meubles ! Il y a des choses, que mes parents ont conservé précieusement toute leur vie, qui me rappellent de beaux moments, ou bien qui rappellent une belle époque, mais qui n’ont plus d’usage maintenant.
Si je les garde telles quelles, je vais remplir mes placards, pour des années, et pour rien. Et si je leur trouvais un nouvel usage ?

L’objet d’aujourd’hui : une robe enfant des années 60, d’une belle marque française, qui appartenait à ma sœur. On dirait la robe de “Martine à Paris” ! C’est trop mignon. 60 ans qu’elle est dans l’armoire, pliée et rangée, et qu’elle prend de l’espace pour rien.

La petite robe Carabi des années 60

1 • La réflexion

Que vais-je pouvoir en faire ? Je sais que c’est un crève-cœur pour ma sœur aussi (je l’ai lu dans son regard), mais nous avons bien compris que dans nos familles, personne ne portera jamais cette robe.
De plus, elle est en bon état, mais il y a quelques taches. Je commence à penser à la transformer en trousse de toilette. Mais pour qui ? Pour quelle salle de bain ? Pourquoi ne pas en faire un sac à couture ? Un sac que je pourrais offrir à ma sœur pour y mettre tout son matériel de couture. Un sac qu’elle prendra plaisir à utiliser et qui ne jurera pas avec sa déco ?

2 • C’est parti !

Je décide de l’utilisation que je vais faire de chaque partie : la robe comporte une jolie broderie, des rubans, des bretelles et des poches à conserver. La petite veste assortie a de beaux boutons/boutonnières que je vais garder. Un petit passage sur internet pour m’inspirer (je tape “trousse à couture faite maison” dans mon moteur de recherche et je regarde les photos) et je décide de faire une petite pochette avec la veste, et un sac plus grand avec la robe.

La découpe

Je découpe à peu près tout, en prenant soin de ne pas détériorer tout ce qui est récupérable : je découds les bretelles à la main, je prends soin de conserver les grands panneaux de tissu, au cas où, je jette les élastiques hors d’usage et pour finir je démonte les poches.

C’est parti pour tout démonter !

Je me retrouve avec :

  • un bustier à ruban ; un grand morceau de tissu de 40 cm x 1 m avec sa broderie et son ruban ; la ceinture de 1 m : tout ça servira pour le sac. 
  • un carré de tissu avec 3 boutons et leurs boutonnières : je vais l’utiliser pour la petite pochette.

Les étapes s’enchaînent sans aucune organisation, je n’ai ni patron, ni idée arrêtée. Je m’amuse à m’adapter en regardant comment se combinent les différentes parties. Je garde seulement l’objectif en tête : créer un rangement pour la couture.

La pochette

Pour la pochette, j’ouvre la veste (ce qu’il en reste !) et je pose le bustier dessus : super, je pourrai l’utiliser pour faire un compartiment intérieur pour ranger ciseaux, aiguilles, ruban mètre… Je couds deux pièces de feutrine sur le bustier, je m’amuse à replacer les bretelles, je fais deux coutures sur les côtés, je fabrique et pose un ruban pour cacher ces coutures. Et c’est fini ! Je peux ouvrir et fermer cette trousse avec les 3 boutons d’origine.

La petite veste Carabi devenue pochette à couture
Le sac à couture

Je vais maintenant concevoir le sac fourre-tout. En utilisant le bas de la robe, je vois tout de suite le gabarit du sac, je fais en sorte que la broderie se retrouve devant, je positionne une poche à côté pour cacher une tache. Le dos du sac est nu, je vais y coudre une deuxième poche, élastiquée cette fois. Je conserve le ruban froncé et fais en sorte qu’il se retrouve sur le fond du sac.

Je récupère la ceinture pour faire deux anses. Je trouve, dans mon barda, des œillets en métal que je positionne sur le côté, et j’y accroche ce qu’il reste des bretelles.

Il reste encore une poche plate. Je brode le mot : “Canettes” à l’endroit approprié, je plie et couds les deux côtés et j’ajoute un œillet pour l’accrocher.

La petite robe devenue sac à couture

Je range tout dans le plus gros contenant : l’affaire est dans le sac ! Même pas besoin de prévoir un furoshiki, le sac servira de paquet cadeau.

Lorsque je n’utilise plus un vêtement, objet, accessoire, et que je n’arrive pas à m’en séparer parce qu’il me rappelle trop de bonnes choses, je le surcycle pour qu’il reste dans ma vie (ou dans la vie de quelqu’un que j’aime) mais qu’il soit utile !

Tadammm
Fabrication française 😉

Marie

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